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Un client fait un malaise au comptoir : qui appeler, que faire ?

Mis à jour le 25 octobre 20264 min de lecture

Un client s'effondre sur son tabouret pendant que vous êtes seul au service. Vous n'êtes pas là pour soigner. Votre rôle est d'appeler les secours et de les guider. Le code pénal punit celui qui s'abstient de porter assistance à une personne en péril alors qu'il pouvait le faire sans risque.

Une serveuse accroupie tend un verre d'eau à un client assis sur une chaise

La situation

Il est 21 h. Un client de cinquante ans, installé au comptoir, pâlit d'un coup et glisse de son tabouret. Il ne répond plus quand vous lui parlez. Les clients se lèvent autour de lui, quelqu'un crie. Votre téléphone est à portée de main, et votre patron est dans la réserve, occupé à une livraison.

Que faire ?

  1. Restez auprès de lui et parlez-lui à voix haute. Notez s'il réagit ou non.
  2. Appelez le 15 pour une urgence médicale, ou le 17 si la situation prend un tour de sécurité. Donnez l'adresse exacte du bar, le nombre de personnes présentes et l'état du client.
  3. Suivez les instructions de votre correspondant au téléphone, et ne raccrochez pas avant qu'il vous le dise.
  4. Demandez à un client de guider les secours jusqu'à la porte, et de leur ouvrir le passage.
  5. Alertez l'exploitant, qui doit venir au comptoir et prendre le relais pour le reste de la salle.
  6. Gardez l'heure de l'appel et ce que vous avez dit. Ces éléments serviront à l'exploitant.

Si le client a bu, lisez aussi la page sur le client ivre qui réclame encore à boire : une personne manifestement ivre ne doit plus être servie.

Ce que dit le texte

Le texte qui s'applique est l'article 223-6 du code pénal. Il vise « quiconque » peut empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité corporelle, ou porter assistance à une personne en péril, « sans risque pour lui ou pour les tiers », et qui s'en abstient volontairement. Il précise que l'assistance peut être donnée « soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours ». Appeler les secours est donc une façon de répondre à ce texte, même si vous ne pouvez rien faire d'autre.

Le texte pèse sur chaque personne présente, salarié compris. Il ne dit pas que l'exploitant répond à votre place : il vise l'abstention de chacun. Pour la peine, il prévoit cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Cette sanction concerne la personne qui s'abstient, pas le client malade.

Le texte ne demande pas au salarié de soigner. Il ne lui demande que ce qu'il peut faire sans risque : alerter et appeler.

Ce qu'il ne faut pas faire

Testez-vous

  1. Un client fait un malaise au comptoir et vous êtes seul. Qui doit prévenir les secours ? a) Personne, il est adulte. b) Chacune des personnes qui peuvent le faire sans risque, dont vous. c) Seulement le patron.
  2. Quel numéro appeler pour une urgence médicale ? a) Le 17 seulement. b) Le 15. c) Aucun, il faut attendre que le client se réveille.
  3. Que dit l'article 223-6 sur le moyen d'assistance ? a) Seule l'intervention personnelle compte. b) Il peut s'agir d'une action personnelle ou d'un appel au secours. c) Il faut toujours attendre les secours sur place.

Réponses

1. Réponse b. Le texte ne retient pas la seule personne qui a le plus d'autorité. Il vise chacun de ceux qui pouvaient aider sans risque.

2. Réponse b. Le 15 est le numéro de l'urgence médicale. Le 17 est celui de la police, à utiliser si la situation échappe au malaise.

3. Réponse b. Le texte prévoit deux façons d'aider : l'action personnelle ou la provocation d'un secours.

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Pour vérifier la réponse

Questions fréquentes

Faut-il appeler les secours même si le client dit qu'il va bien ?

Le texte ne dit pas quoi faire en cas de doute. Il demande d'agir sans risque quand une personne est en péril. Un client qui ne répond plus relève clairement de ce cas. En cas de doute, mieux vaut appeler.

Le salarié peut-il être poursuivi s'il n'a pas appelé ?

Oui, si les conditions du texte sont réunies : une personne en péril, et une aide possible sans risque pour lui. Le juge apprécie les faits. Le texte ne fait pas du salarié le soignant du client.

Et si le client a bu ?

Le texte sur l'assistance ne dépend pas de l'alcool. La règle de non-service à une personne manifestement ivre est une autre question, traitée sur la page du client ivre qui réclame à boire.

Faut-il appeler le 17 ou le 15 ?

Pour un malaise, le 15 est le numéro à composer. Le 17 sert à la police. Votre correspondant vous indiquera la suite.

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